Comment pratiquer la pensée positive au quotidien ?

La pensée positive
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Qu’est-ce que la pensée positive ? Que peut-elle vraiment nous apporter ? Dans cet article, nous allons voir pourquoi les pensées positives jouent un rôle essentiel dans notre développement personnel et comment les pratiquer efficacement, au quotidien, pour une vie heureuse et épanouie, sur les plan personnel, professionnel, affectif et parental.

Nous illustrerons ensuite notre propos en citant le cas intéressant de Maxime, 42 ans, expert-comptable, marié et père de famille accompagné par Ressources et Compétences. Cet exemple nous permettra de comprendre en quoi un travail sur soi global et en profondeur est nécessaire pour récolter les doux fruits de la pensée positive.

Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.

Bouddha

 

Qu’est-ce que la pensée positive ?

Concept à la mode depuis maintenant plusieurs années, la “pensée positive” se résume souvent à une formule trop simpliste qui consiste à dire que formuler des pensées et affirmations positives attirera à nous succès et prospérité. Il s’agit là de la fameuse “loi de l’attraction”.

Le concept de la pensée positive est souvent confondu avec l’optimisme et la psychologie positive. Comme nous l’explique le psychologue spécialisé en développement personnel Yves-Alexandre Thalmann dans son ouvrage “La pensée positive 2.0 : la loi de l’attraction enfin expliquée”, ces 3 éléments sont à différencier :

  • L’optimisme consiste à voir du positif dans tout ce qui arrive dans notre vie, à “voir le verre à moitié plein” au lieu du “verre à moitié vide”
  • La psychologie positive quant à elle est une composante de la psychologie qui s’attarde sur le bien-être, la santé, le développement personnel et spirituel de tout être humain. Elle a été fondée en 1998 par le psychologue Martin E. P. Seligman.
  • La pensée positive se rapproche assez de la désormais célèbre “méthode Coué” qui consiste à reprogrammer le cerveau en répétant quotidiennement une affirmation positive pour augmenter ses chances de succès et atteindre ses objectifs. Il s’agit de ne voir que le côté positif des choses et de repousser le négatif dans le but d’influencer la réalité.

 

Pourquoi adopter un état d’esprit plus positif au quotidien ?

La pensée positive, si elle est pratiquée correctement, crée un cercle vertueux : en pensant plus positivement de façon quotidienne, nous éprouvons des émotions plus positives qui modifient notre ouverture au monde qui nous entoure. En étant plus conscients et positifs, nous expérimentons plus facilement de nouvelles choses et sommes plus enclins à détecter de nouvelles opportunités, générant alors à nouveau des émotions positives.

Expérimenter les aspects positifs et le bon côté de chaque instant nous aide à lâcher prise, augmente notre confiance en soi et notre estime de soi et nous permet de lutter avec bienveillance  contre  certains aspects récurrents tels que  la culpabilité,  la négativité, l’auto-critique,  ce qui nous conduit à  vivre notre vie avec plus de  sérénité.

De nombreuses études scientifiques démontrent les résultats positifs de la pratique de la pensée positive jour après jour sur la santé :

  • Becca Levy, professeure au département de psychologie de l’université de Yale, a démontré que la pensée positive jouait un rôle positif sur la santé en comparant les résultats d’un questionnaire sur le vieillissement envoyé à plus de 650 personnes en 1975. Les personnes qui éprouvaient une attitude positive face au vieillissement ont vécu en moyenne 7 ans de plus que celles qui le percevaient de manière négative.
  • Une autre étude de l’université de Carnegie Mellon menée auprès de 360 personnes a permis de démontrer qu’avoir une vision positive de son état de santé renforcerait le système immunitaire et aiderait à conserver une meilleure santé physique.
  • La pensée positive peut nous aider à une meilleure gestion du stress. En visualisant de manière positive un évènement ou la résolution d’une contrariété, l’esprit se détend et nous prenons plus facilement du recul face à l’importance souvent exagérée de la situation. Cette méthode de visualisation positive est très utilisée en sophrologie, notamment par les sportifs de haut niveau avant une compétition.

 

Pratiquer les pensées positives

 

3 façons de pratiquer les pensées positives et surmonter les émotions négatives

Comment pratiquer la pensée positive pour mieux vivre et aller de l’avant ? Il ne suffit pas de se dire comme la célèbre phrase de la méthode Coué “je vais bien, tout va bien !” pour espérer que notre vie s’améliore instantanément et que nos pensées négatives s’envolent…

Pour qu’une pensée positive soit efficace et génère en nous des résultats positifs, celle-ci doit être :

  • Personnelle et constructive
  • Bienveillante et inspirante
  • En phase avec la réalité du présent
  • Crédible et réalisable.

Pratiquer les pensées positives au quotidien passe par 3 étapes :

 

1. Prendre conscience de nos pensées actuelles

Comme Eckart Tolle nous le rappelle dans son célèbre ouvrage “Le pouvoir du moment présent”, notre mental et nos pensées au quotidien nous empêchent souvent de profiter de notre environnement en parasitant le présent avec des pensées ayant rapport au passé ou au futur.

L’idée est d’abord d’avoir pleine conscience de nos pensées, de leur caractère positif ou négatif, d’en être le témoin et de savoir s’en libérer pour être conscient, ici et maintenant, du monde qui nous entoure sans porter de jugement.

Une des meilleures façons d’y parvenir est d’utiliser les techniques de méditation : en nous accordant quelques minutes de calme intérieur, sans pensée parasite, l’esprit s’apaise et se concentre sur nos émotions, notre environnement sans jugement.


Être témoin de ses émotions, c’est observer son corps pour que l’inconscient devienne petit à petit conscience.

Eckart Tolle

 

2. La pratique de la gratitude

Éprouver des pensées positives s’entraîne et se cultive au quotidien et à chaque instant de notre vie.

Être témoin de ses pensées, les laisser exister sans jugement est déjà une première étape vers plus de positivité.

Nous vivons dans un monde où tout va de plus en plus vite, où le niveau d’exigence et le nombre de burn out sont de plus en plus élevés, que ce soit dans notre vie professionnelle, notre vie familiale et personnelle.

Avec plus de 50 000 pensées chaque jour, un temps pour soi qui nous fait très souvent défaut, nous oublions de nous concentrer sur ce qui nous arrive de positif. Pratiquer la gratitude est un bon moyen d’apprécier ces petites choses de la vie qui peuvent nous paraître anodines, mais qui jouent pourtant un rôle appréciable dans notre vie.

Le sourire d’un(e) inconnu(e), le chant d’un oiseau, la sensation du soleil sur notre peau, un déjeuner dans un parc…tous ces petits plaisirs de la vie sont vécus de manière inconsciente, à cause de nos pensées parasites. La gratitude consiste à essayer de se focaliser sur des choses positives de la journée pour mieux les apprécier, et ressentir comment il est bon de vivre. 

 

3. La reconnexion à notre environnement

Dans un monde de plus en plus digitalisé, savoir s’accorder des pauses de déconnexion et prendre le temps d’être bien et heureux est plus que nécessaire. S’éloigner des écrans, des informations souvent négatives prodiguées par les journaux télévisés nous permet de nous reconnecter à l’instant présent, de ralentir le rythme et de profiter de moments privilégiés avec notre famille ou nos amis en séparant vie familiale et vie professionnelle. Qui n’a jamais été tenté de consulter ses e-mails avant de se coucher ou immédiatement après le réveil ?

En prenant conscience de nos pensées, en pratiquant la gratitude au quotidien et en nous reconnectant à notre environnement, nous sommes plus enclins à générer des pensées positives qui auront un impact positif dans les domaines les plus importants de notre vie que ce soit sur notre santé, notre vie professionnelle, notre parentalité, nos relations humaines et notre vie amoureuse.

 

Bulles de la pensée positive

 

L’exemple de Maxime, 42 ans, expert comptable, marié et père de 3 enfants

Toutefois, il est indéniable que la grande majorité des personnes qui tentent d’adopter et d’inscrire un état d’esprit positif dans leur vie quotidienne n’y parviennent pas. C’est encore plus manifeste à long terme. À titre d’exemple, voici l’histoire de Maxime, 42 ans, marié, père de trois enfants, expert comptable : accompagné par Ressources et Compétences.

Maxime nous a connu par l’intermédiaire de l’un de ses collègues, que j’avais accompagné quelques mois auparavant. Dès le début du premier entretien, Maxime me précise que sans en comprendre les raisons, il cohabite avec un mal-être profond depuis plusieurs années.

Il y a environ 10 ans, on m’a diagnostiqué un état dépressif. J’ai pris des médicaments le soir, pour m’endormir et d’autres le matin, pour me réveiller. Peu à peu, je devenais de moins en moins apte à effectuer les tâches les plus simples de mon métier. J’ai eu la chance que, pendant tout ce temps, mon épouse a été d’un grand réconfort. Elle m’a incité à arrêter la prise de tout médicament allopathique, que j’ai remplacé par de l’homéopathie. Aujourd’hui, je ne prends plus rien. L’aspect comique, si je peux le dire ainsi, c’est qu’après toutes sortes d’examens, les médecins reconnaissent qu’à l’évidence, je n’étais pas et je ne suis pas dépressif.

Une fois délivré de la dépendance aux anti-dépresseurs, sur les conseils d’une amie, j’ai fait du yoga. Par l’intermédiaire du professeur, j’ai découvert la pensée positive et tout ce qui en découle. J’ai alors lu de très nombreux livres sur ce sujet. J’ai même effectué 3 stages de plusieurs jours chacun pour intégrer les concepts et surtout la pratique de la pensée positive.

Depuis, je fais très attention à mes formes de pensée. Dès que celles-ci sont négatives, je mobilise toutes mes forces et mon attention pour arriver à discerner ce qu’il y a malgré tout de positif dans certaines situations problématiques. Mais je dois reconnaître qu’il y a probablement en moi quelque chose de plus profond qui m’empêche de bénéficier des résultats que procurent habituellement les pensées positives. « 

 

Un mal-être profond peut limiter les bénéfices de la pensée positive

Après de longues explications, Maxime me demande : « Quel est votre avis sur la pensée positive ? »

Ma réponse a été volontairement courte : « Je n’en pense que du bien » ( ce qui, bien évidemment, est vrai).

Nous avons aussitôt poursuivi notre dialogue par un ensemble de questions et de réponses.

Alain : « Dans quel domaine de votre vie appliquez-vous le plus cet état d’esprit positif ? »

Maxime : « Dans mon métier. »

Alain : « Pourquoi surtout dans votre métier ? »

Maxime : « Après l’épisode des anti-dépresseurs, je devais retrouver, à mes propres yeux, le sentiment d’être à nouveau compétent. »

Alain : « Pourquoi avez-vous choisi ce métier de comptable ? »

Maxime : « Je ne l’ai pas choisi, c’est un peu le hasard. À l’époque, les études n’étaient pas ma grande passion. Je sortais beaucoup chaque soir pour faire la fête avec mes amis. Seul le sport me motivait vraiment. Ma mère estimait qu’il était nécessaire que j’acquière plus de sérieux et de maturité. Elle était comptable : c’est elle qui m’a orienté. »

Alain : « Et alors, elle avait raison ? »

Maxime : « En vous racontant tout cela, je prends conscience du fait que dès le début de mon activité professionnelle, j’ai éprouvé ce sentiment de mal-être intérieur. Pourtant ce métier me plaît. »

Alain : « Il vous plaît, c’est tout ? »

Maxime : « Oui, il me convient, les tâches sont très variées mais souvent répétitives. »

 

Yoga et pensée positive

Prendre le temps de se poser les vraies questions

Alain : « Ce que vous appelez votre mal-être, c’est ce que Viktor Frankl nomme le vide existentiel. »

> Lire notre article Viktor Frankl : découvrir un sens à sa vie

Maxime : « C’est un peu cela, effectivement. Heureusement, j’ai ma vie de famille, mais ce n’est pas suffisant. »

Alain : « Pouvez-vous maintenant me raconter votre parcours professionnel ? »

Maxime : « Dès l’obtention de mon diplôme de comptable, j’ai trouvé du travail. Malgré l’intérêt que je portais déjà à ce métier, je ressentais une sorte d’insatisfaction. Alors, j’ai fait les études et les efforts nécessaires pour devenir expert-comptable. »

Alain : « Vous vous êtes senti mieux ? »

Maxime : « Sur le moment, j’étais fier de ce résultat mais mon mal-être est vite réapparu. »

Alain : « Et après ? »

Maxime : « J’ai ouvert mon propre cabinet. Aujourd’hui, je suis aussi commissaire aux comptes, mais au fond de moi, rien n’a changé. En retraçant mon parcours, que je croyais évolutif et qui l’a été quand même, en quelque sorte, je prends conscience du fait que cette course aux diplômes indique peut-être une fuite en avant pour ne pas me poser les vraies questions, celle d’une autre orientation professionnelle ou alors une introspection par une thérapie ou un coaching. »

Alain : « vous avez succombé au piège habituel. Quand on ne trouve pas la satisfaction attendue, on a l’impression qu’il faut en faire encore plus et malheureusement dans le même sens. Comme je le précise souvent, il y a, dans notre métier de thérapeute et coach en développement personnel, un postulat : quand une chose ne fonctionne pas, la moindre autre façon de faire a plus de chance de réussir. »

> Lire notre article sur l’importance de prendre du temps pour soi

 

Renouer avec sa nature profonde, son désir essentiel

40% des employés et des cadres déclarent avoir été mal orientés lors de leurs étudesJe pose donc la question à Maxime, qui me répond : « Si je me réfère au fait que ce métier me plaît et qu’il m’apporte de nombreuses satisfactions, je dirais que mon orientation était la bonne, mais alors, pourquoi ce manque, ce mal-être, ce vide ? »

Dans les séances suivantes, nous avons recensé les centres d’intérêt et les activités de Maxime sur une période allant de son enfance à aujourd’hui. Nous avons aussi examiné quand et pourquoi Maxime a abandonné certains centres d’intérêt et activités. Tout ceci, dans le but de lui permettre de se réapproprier des forces vives déjà expérimentées et déployées par lui. Puis nous avons continué en appliquant notre programme « Le pouvoir de choisir », pour faire émerger le ou les désirs essentiels de Maxime selon les enseignements de Paul Diel.

> Lire notre article sur Paul Diel et le désir essentiel

Rapidement, Maxime a pu renouer avec deux éléments présents dans sa nature profonde mais jusque là plus ou moins en sommeil : l’altruisme et le besoin de se sentir utile, de donner plus de sens à sa vie. Depuis toujours mais sans jamais s’en donner le droit, le temps ni les moyens, ce passionné de sport rêve d’aider les gamins en situation difficile.

Aujourd’hui, tout en gardant ses activités professionnelles, Maxime, avec notre aide, a mis en place une association dans laquelle il enseigne bénévolement le tennis à des enfants habitant certains quartiers défavorisés. Il a aussi convaincu d’autres professeurs de tennis de le rejoindre au sein de son association. Toutes ses sensations de mal-être et de vide ont disparu.

 

Lotus pensée positive

Le coaching en développement personnel, pour vivre en harmonie avec la pensée positive

Pour conclure, Maxime nous a livré ses réflexions sur la pensée positive :

Adopter la pensée positive peut être salutaire dans de nombreux cas. Je le constate quand j’aide les jeunes à valoriser leurs compétences, leurs succès et à considérer leurs erreurs comme étant autant de possibilités de libérer leur potentialité.

Cependant, pour que les pensées positives soient réellement bénéfiques, il est nécessaire de les exercer dans des domaines en cohérence avec notre nature profonde. Malheureusement, il est difficile d’y parvenir seul : j’en ai fait l’expérience pendant plusieurs années.

Il ne faut donc pas utiliser les pensées positives seulement lorsque nous nous heurtons, parfois même de manière répétitive, à certains éléments de notre vie sans en comprendre vraiment le sensLe risque alors, est de faire fausse route, de ressentir encore plus de frustrations, d’abandonner ou de nous enfermer dans une volonté de puissance stérile. « 

Ainsi, les désirs les besoins, les défis, les objectifs, les difficultés de tout être humain nécessitent une approche et un accompagnement global pendant lesquels peuvent s’inscrire, à des moments précis, des pensées positives, mais aussi différents processus d’acquisition de motivation, de confiance en soi, d’estime de soi ou tout autre élément appartenant au développement personnel.

Vous vous savez concerné(e) ? Nous pouvons vous apporter une écoute attentive, bienveillante et de nouvelles perspectives pour vous aider à reprendre confiance, retrouver du sens et réussir votre vie sur un plan personnel, professionnel, affectif ou parental. Pour cela, remplissez dès maintenant le formulaire ci-dessous afin de bénéficier d’une heure de coaching gratuit.

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Alain Curabet

Consultant, Formateur et Coach en Développement Personnel

Fondateur du cabinet Ressources et Compétences

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